Rapport de recherche Sprint

Photo poulaine

 

J'ai réalisé cette série de deux études lors de mon passage sur le pôle France d'athlétisme de l'INSEP. Elles ont été commandé par un entraîneur national du pôle d'athlétisme est a été réalisé en partenariat avec le laboratoire de biomécanique de l'INSEP.

 

Dans la 1er partie de l’étude nous avons cherché a valider 5 gammes d'entraînement en sprint, par rapport au sprint à vitesse maximale. Dans cette 1ère partie nous avons crée un macro exel permettant autour de la poulaine (trajectoire du pied par rapport au bassin) de calculer et définir un certain nombre de marqueur biomécanique permettant d'observer la préparation du pied à la pose de l'appui.

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  Cette 1ère partie a permis de d’établir des hypothèses sur l'efficacité du griffé (préparation du pied à la pose de l'appui) que nous avons cherché à affiner dans la seconde étude. Cette seconde étude a permis de définir plus précisément la notion de griffé et de définir quelques orientations pour l'entraîneur quand à la préparation du pied à la pose de l'appui.

 

 Rapport de recherche sprint 2009Rapport de recherche sprint 2009 (1.57 Mo)

 

Résumé de la la première partie de l'étude (mémoire de master 2) :

 

L’analyse biomécanique de 5 gammes d’entraînement du sprinteur expert, a permis de constater que si les caractéristiques géométriques de ces exercices respectent dans l’ensemble les spécificités de la course de vitesse, ces données dynamiques en sont très éloignées.

Un entraîneur de l’INSEP, s’est posé la question de la validité des gammes qu’il utilise dans l’entraînement d’un groupe de sprinteurs.

Pour ce faire une étude biomécanique a été réalisée sur deux athlètes de niveau national. Un suivi longitudinal de ces gammes d’entraînement a été réalisé sur une période de 4 mois à l’aide d’une caméra rapide. Et a consisté à comparer les résultats moyennés des gammes d’entraînement, avec les données obtenues lors de la prise de vue à vitesse maximale. Autour de la poulaine de la course, 13 critères géométriques et 5 critères dynamiques ont été retenus.

L’analyse la course à vitesse maximale, a permis de mieux connaître le rôle de la chaîne postérieure dans la phase du cycle avant du sprinteur. Elle doit dans un temps très bref effectuer une forte accélération du mouvement dans le sens opposé au déplacement, afin d’inverser le sens du déplacement du pied. Cette observation nous a amené à redéfinir le griffé du sprinteur comme un mouvement d’inversion du sens du déplacement du pied de l’avant vers l’arrière, et du haut vers le bas. Cette action vise à limiter le pic d’impulsion relatif à la pose du pied du sprinteur.

Pour ces 5 gammes d’entraînement, les paramètres géométriques de la pose et du secteur balayé sur l’appui restent spécifiques à la course de vitesse. Les données dynamiques relatives à cette préparation de l’appui sont eux très éloignées de l’activité spécifique. Les résultats du suivi longitudinal des gammes d’entraînement inciteraient les entraîneurs à utiliser des contraintes spatiales et temporelles pour contrôler l’investissement de leurs athlètes.

Mots clefs : biomécanique, course de vitesse, Technique de course, poulaine, griffé.

 

Conclusion du Rapport de recherche :

 Dans cette conclusion nous allons chercher à caractériser précisément les paramètres qui permettent une bonne préparation à la pose de l'appui, plus communément appelé griffé.

 Rappelons ici que l'objectif du griffé est de limiter à la pose de l'appui, le pic s’impacte du pied sur le sol, de façon à limiter le freinage du centre de gravité sur l'appui, ainsi que, de diminuer la flexion du genou sur l'appui, qui a tendance à augmenter le temps de contact au sol.

 Pour ce faire le sprinteur devra poser son pied le plus près possible de la verticale de la hanche.

 La vitesse du pied avant le point d’inversion du mouvement, n’influence en rien la capacité a avoir un griffé efficace. En revanche, il semblerait que la qualité d'inversion du mouvement soit indispensable chez le sprinteur pour obtenir une bonne préparation à la pose de l'appui.

 Une bonne inversion du mouvement engendrerait mécaniquement les paramètres suivant par ordre chronologique d'apparition dans la foulée :

  •  Un retour rapide du pied sous la hanche.
  • Une trajectoire du pied par rapport au sol rasante.
  • Un pied qui se pose très proche de la verticale de la hanche.

 

Il ne faut plus voir le griffé comme un simple mouvement du haut vers le bas et d'avant en arrière. Son efficacité prend son origine plus tôt au moment de l'inversion du mouvement. Le sprinteur, pour être efficace, devra réaliser une accélération importante du pied vers l'arrière afin de freiner efficacement le pied de façon à le propulser rapidement sous la hanche.

 Il ressort également de cette étude qu'un point d’inversion du mouvement trop haut peut être néfaste à une bonne préparation du pied à la pose de l'appui.

 L’augmentation de la hauteur de ce point d'inversion, passe par une ouverture importante de l'angle formé par le fémur et le tibia sur la pointe avant de la poulaine. Cette ouverture importante va réduire la capacité de l'athlète à ramener le pied rapidement sous la hanche, et aura tendance à engendrer une trajectoire plus verticale du pied avant son contact avec le sol.

 Nous faisons ici l'hypothèse que la perte d'efficacité du griffé engendrait par cette ouverture importante va réduire l’étirement globale de la chaîne postérieure, ce qui va limiter l’efficacité du cycle étirement/raccourcissement des muscles postérieure par la diminution de l'importance du réflexe myotatique.

De plus, cette ouverture importante va avoir tendance à augmenter la course des ischio-jambier dans le mouvement, ce qui pourrait favoriser les risques d’accident musculaire sur cette région particulièrement fragile chez le sprinteur.

 Si en général les entraîneurs de sprint font la part belle au cycle avant, il faudra veiller à ne pas trop l'exagérer sous peine de nuire à la capacité de l'athlète à inverser le mouvement.

Ils devront chercher à guider leurs athlètes dans la recherche du meilleure compromis de cycle avant, suffisamment important pour permettre un retour du pied rapide sous la hanche, sans toute fois exagérer l'ouverture du pied en avant de la hanche sous peine de nuire à la qualité de la préparation à la pose de l'appui.

 

 

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